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HOMMAGE À CAVANNA

Dans son premier livre :" Le saviez vous?", François Cavanna avait écrit
"Beethoven était tellement sourd que toute sa vie il a cru faire de la peinture"
Ce n' était pas excellent, mais ça a été pompé largement par tous les écrivaillons en mal d' humour. Cavanna, ça le rendait dingue d' être pillé comme ça, sans être cité. Si jamais il tombe sur ce blog, je m' en voudrais qu'il attrappe un coup de sang : le titre du blog lui revient, il est tiré d' une rubrique tenue dans hara kiri hebdo :"je l' ai pas lu, je l' ai pas vu, mais j' ai entendu causer"
J'aurai l' occasion de parler de ses autres production dans d'ultérieurs articles, en attendant, vous pouvez y aller les yeux fermés, c'est tout bon!



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Jeudi 9 août 2007
Je n'en finis plus de m'étonner ...

J'avais lu
"Printemps au parking"
"encore heureux qu'on va vers l'été" 51C8YHGJTHL.-AA240-.jpg


















"les petits enfants du siècle"
51BY9WVC37L.-AA240-.jpg


















"les stances à Sophie"
51EY665JBTL.-AA240-.jpg

















et même "Archaos" qui m'avait passablement gonflé...


Le-Repos-du-Guerrier.jpg Eh bin figurez vous que j'avais pas lu "Le repos du guerrier". Bien sûr j'en parlais à personne, trop la honte ! Dès qu'on abordait le sujet du repos ou qu'on me parlait de guerrier je changeais de conversation !
Même le film que je l'avais pas vu, juste des extraits avec Bardot bien bandante qui se dessape que de dos ...
Alors, j'ai plus pu tenir, vous imaginez si les gens s'en étaient aperçus ?
V'là que je m'y suis mis, bien comme il faut, en commençant par la première page, jusqu'au bout, sans rien sauter.
J'ai été bien surpris, j'avais lu des passages entiers dans les antologies planète (vous êtes trop jeunes vous avez pas connu...) du coup j'étais comme en pays de connaissance.
Il y a des passages très forts, à tout point de vue, fort par leur représentation, forts par leur écriture.
Faites pas comme moi, attendez pas d' être vieux pour le lire !
Par paul touron - Publié dans : litterature
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Mercredi 8 août 2007
Je tentais, la semaine dernière, d'établir le nombre des bouquins que je n'avais pas  lus. je me suis arrêté à 10,8352  parce que les feux de l'amour allaient bientôt commencer.
Je suis heureux de vous annoncer que ce chiffre compte une unité de moins : j'ai fini cet été  "L'amant" de Marguerite Duras.
Oui, je l'avoue un peu honteux, je n'avais pas encore lu l'amant.
Et pourtant j'aime beaucoup Duras :


Je me suis régalé avec un barrage contre le pacifique
barrage-contre-le-Pacifique300.jpg


tarquinia.jpg

















j'ai adoré les petits chevaux de Tarquinia



je me suis fait chier avec le square....
square.jpg





















et je n'avais pas lu l'amant !
Qui aurait cru que cette vielle dame :




images.jpg








ait pu être ça un jour :

duras39393.jpg
et qu'elle fut aussi salope ?
Comme dans les autres romans de Duras, il fait très chaud. Il faut lire cette nana en plein hiver, parce que ses histoires se passent toujours en pleine canicule.
Je n'ai pas vu le film qu'on a tiré du roman, il parait qu'il était raté, en tout cas Duras l'a renié au point de réécrire son bouquin sous forme d'un scénario présentant la bonne façon de l'adapter au cinéma. J'ai vu par contre "india song" et "hiroshima mon amour". Si vous avez l'occasion de les voir, ne les ratez, mais si vous pouvez éviter "le camion"...
Pour en revenir à l'amant, c'est plus une nouvelle un peu       longue qu'un roman, et arrivé à la fin, on en reprendrait bien une tranche...
Par paul touron - Publié dans : litterature
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Vendredi 27 juillet 2007
Je ne me rappelle plus quand mes profs de français m'avaient parlé de Pascal (Blaise), et encore moins ce qu'on m'en avait dit.
Il est certain que parler de Pascal (Blaise) à des gamins de 14 à 17 ans risque de ne pas les passionner dirait l'avocat des profs de français. A cela je répondrais que la façon dont on m'avait parlé de Villon et Rabelais ne m'avait pas plus passionné à l'époque !
Bon, revenons à Blaise (Pascal) :
Il était fait mention dans l'excellent livre de Lacouture sur les jésuites de la polémique qui avait opposé ces derniers aux jansénistes dont Pascal fut l'avocat.
Il s'agissait d'une querelle de théologiens : les jansénistes croyant la grâce divine, les jésuites rejetant ce concept.
Si vous voulez mon avis, je dirais après profonde réflexion que je n'en ai absolument rien à foutre, à un point tel que les 2 infinis de Pascal (Blaise) feraient figure de tout petit rien à côté.
Mais là n'est pas la question...
Lacouture racontait qu'après les provinciales, les jésuites avaient été ébranlé à un point tel que leur organisation ne s'en était jamais complètement remise. Je voulais comprendre comment un corps aussi puissant, le seul à l'époque vraiment planétaire, qui avait l'oreille du pape et des plus grands rois, qui monopolisait et la confession et l'enseignement, qui possédait ses richesses incalculables, comment les jésuites au fait de leur énorme puissance avaient pu souffrir à ce point des écrit d'un savant -à la mode certes- n'écrivant même pas sous son vrai nom.
Je me procurais donc les Provinciales.
(d'occasion sur Ebay)
Si on excepte les notes et commentaires, -pour une fois intéressants car on y trouve les réponses de jésuites aux lettres- c'est un bouquin très court qui se lit vite et quelques jours. Qui se lit agréablement parce que traité sous forme de dialogue ou de courrier à un an ami, sur un ton souvent badin.
C'est aussi un match de boxe. Un match ou le challenger Pascal (blaise) serait confronté au champion incontesté et de la catégorie supérieure. Et ce challenger mettrait au favoris un pâtée abominable enchaînant les coups les plus meurtriers.
David contre Goliath ? Certes pas ! David était un sale tricheur qui utilisait une fronde contre un adversaire plus fort mais désarmé. Blaise (Pascal) ne se battait même pas à armes égales, n'ayant pas l'infrastructure des jésuites (imprimerie, diffusion, appuis des princes) et se battait seul contre tous.
Ce fut un KO technique vers la moitié du livre...
Qu'en conclure ? Elevé comme je le fus dans la haine du curé, de l'église et de la religion, pour moi, le mot de jésuite confinait à l'insulte. C'est  à mon âge mûr, voisinant a décrépitude que mes lectures m'avaient fait mettre de l'eau dans mon vin. Il n'en restait pas moins que les jésuites restaient d' infréquentables ratichons, propagateur de propagande cléricale. Fervant supporter de Pascal au cours des premières lettres, appréciant les coups portés sans pitié, mais avec une grande élégance, je me réjouiisait des souffrances infligées à ses adversaires. Peu à peu, cependant, me prenant au jeu de la polémique, je m'interessais à l'argumentation et à la théorie elle même:
Il apparaissait en demi teinte que les jansenistes sont d'horribles dogmatiques sans esprit de concession. Prônant une grâce divine, attribuée à certains seulement et "à la grâce de Dieu", grâce sans laquelle il est illusoire d'espérer son salut quelque fût sa conduite terrestre...
Les jésuites eux, en tenant pour l'extrême inverse, partent du principe que toutes les opinions, comportements, prises de position sont "probables" c'est à dire tolérables, pour peu qu'ils fussent soutenus par au moins un docteur de l'église respectable...
Et c'est ainsi qu'au fil des pages, tandis que se précisait la victoire sans concession de Pascal (Blaise) tenant de l'intolérance et d'une ligne relieuse intransigeante, ma sympathie se développait pour les bons pères tenant de la tolérance pour ne pas parler du laxisme. "Victris causa Diis placuit sed victa Catoni"
Un livre à conseiller aux amateurs de boxe et de polémique !
Par paul touron - Publié dans : litterature
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Jeudi 26 juillet 2007
Voilà, le dernier tome d' Harry Potter est paru:
Je viens de le terminer, ce matin à 2 heures. Pourquoi tant de hâte ? Il est vrai que plus que le dévorer, je l'ai englouti. Ce fut une course poursuite !
Poursuite contre les journalistes qui avaient dévoilé la fin. Je ne possède pas de TV, je ne lis aucun journal ni n'écoute aucune radio, je pensais être à l' abri... Il se trouve que je ne vis pas en ermite, et que les gens de mon entourage sont encore addictifs à la propagande officielle. D'où des questions du genre : "c'est vrai ce qu'on dit , que Harry Potter ..." J'étais arrivé à leur couper la parole à temps, tout en les menaçant d' avada Kavader si ils s'avisaient de poursuivre dans cette voie dangereuse. Je savais qu'à moyen terme la course serait perdue, aussi me suis précipité jusqu'à la fin du livre, me gâchant un peu le plaisir, mais certainement moins que si un fâcheux m'en avait révélé la fin.
Pourquoi cette malveillance des journalistes ?
De la stupidité sans doute, qui oserait nier qu'un journaliste est stupide ? S'il était intelligent il serait écrivain !
De l' arrogance, bien sûr ! Un journaliste est censé tout savoir, même s'il en a juste "entendu causer", et il doit le répéter, c'est son devoir sacré d'information, même si c'est une connerie (on insèrera un entrefilet dans tois semaine pour discrètement démentir)A ce propos, avez vous remarqué qu'un article -reportage, enquête- traitant d'un sujet que vous connaissez bien se révèle toujours un tissus d'inexactitudes et d' approximations émaillé de lieu communs trainant dans le pire des ruisseaux ? Vous êtes vous posé la question-si vous n'êtes pas paranoïaque- de savoir par quel miracle, seuls les sujets que vous possédez seraient mal traités par les journalistes, et si au contraire, tous les articles -émissions, reportages etc- ne seraient pas systématiquement des tissus d'inexactitude et d'approximation ?
De la frustration ? Inévitablement . Il est probable, que sûr de son succès, l'éditeur du livre n'a pas jugé utile d'arroser le gent journalistique. Cette absence d'arrosage a dû les rendre fous furieux, eux qui sont tellement habitués à ce que tout un chacun les courtise et crâche au bassinet. Le fait de révéler la fin du livre fût une bonne occasion se venger. Comme on brûle le bistrot qui a oublié de verser sa cotisation à l'organisation qui le protège ...
De la vexation ? C'est incontestable. J K Rowling, n'est pas tendre dans ses livres avec la caste des plumitifs, et dans ce dernier tome, Rita Seeker en prend une nouvelle fois pour son grade.
Tout ça n'est pas nouveau et ne vaudrait cette sécrétion d' adrenaline si on n'assistait à un suivisme déplorable :
Le "tout un chacun, dont la seule source d'information, la seule culture et la seule référence est la télévision en général et TF1 en particulier; dont l'humour, le parler et l'actualité n'est que le reflet de ce qu'il voit sur les écrans, ce tout un chacun se croit autorisé lui aussi à  diffuser le gâchis -spoiler- à en rajouter à se délecter d'emmerder ceux qui peuvent -font l'effort- de lire le livre en Anglais.
Assez de bile, j'ai réussi à finir " THE DEATHLY HALLOWS" sans encombre, et je plains le malheureux qui devra traduire ce titre en Français. Je propose "Quand les lilas refleuriront", au moins ne pourra-t-on pas lui repprocher d'inexactitude.
Pourquoi cette dernière illustration ? Bien sûr ce soir j'irai me détendre avec le film des Simpsons, et j'en ai bien besoin !
Par paul touron - Publié dans : litterature
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Jeudi 4 janvier 2007
CECILE SAINT LAURENT c'est celui qui a écrit
ANGELIQUE MARQUISE DES ANGES....


Qu'est-ce que ça vient faire ici me direz vous. Voilà-t-il pas que ne sachant plus quoi dire et quoi écrire, on va faire du roman photo ? Ce blog est décidément tombé bien bas !

QUE NON PAS, foin des jugements hâtifs et des idées préconçues ! D'abord, ne disons pas du mal de la série des angéliques que je n' ai pas lues. J'avais vu les films à la tv (comme c'est loin tout ça ! dirait Alphons Allais) et à l' époque c'était le comble de l'érotisme.
Ce CECIL SAINT LAURENT, c'est un vrai écrivain, mais qui aurait mal tourné : il a voulu gagner sa vie (comme c'est vulgaire) et au lieu de tirer ses bouquins à 3000 exemplaires, il a décidé de faire du best seller. Ce type qui s'est gavé en écrivant des pauvretés, c' est JACQUES LAURENT, avec Roger Nimiers et Antoine Blondin, ils formaient les trois mousquetaires. Et je viens juste de lire  "LES BETISES" que je me permets de vous conseiller.                                 Quand aux angéliques, je crains que ça n' ait  vieilli 
Par paul touron - Publié dans : litterature
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